La participation publique : Peut-on expliquer l’apparent décalage entre les discours des experts et des profanes?

Justine Lalande
Bio: Justine est doctorante en communication à l’UQAM, au département de communication sociale et publique. Ses intérêts de recherche portent sur l’organisation des discours dans l’espace public dans un contexte de grands projets énergétiques au Canada et à l’apparente déficience de la communication entre les acteurs dans la participation publique. Justine a également été Boursière de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant où elle a notamment rédigé un essai sur la solidarité féminine à l’Assemblée nationale du Québec. Elle est aujourd’hui auxiliaire de recherche et membre des groupes de recherche CRSDD (Chercheur.es en responsabilité sociale et développement durable) et GRCP (Groupe de recherche en communication politique).

La participation publique : Peut-on expliquer l’apparent décalage entre les discours des experts et des profanes?

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le rapport difficile entre vérité et politique est tendu. Lier la politique et la vérité, et par extension le mensonge, est à la fois une idée très ancienne, un lieu commun et un propos qui nous traduit quelque chose par rapport à notre représentation du pouvoir et de la politique. 

Or, dans nos démocraties modernes, nous exigeons aux politiciens de prendre des décisions qui se veulent légitimes, basées sur des fondements qui se veulent vrais. De ce fait, plusieurs concepts orbitent maintenant autour de la vérité et de la politique, tentant de les rapprocher. La participation publique, qui plaît à de plus en plus de politiciens, en fait partie. Que ce soit par réelle volonté de connaître l’opinion de ceux qu’ils représentent, pour se donner bonne conscience ou simplement par exigence réglementaire, il est toujours bien vu de vouloir consulter ces citoyens en amont d’une décision. 

Les façons de participer sont nombreuses, et les organisations sont très imaginatives pour diversifier les manières de faire. Pourtant, force est de constater que les processus sont longs, complexes, et qu’ils génèrent beaucoup de grogne de part et d’autre.  Nous tenterons d’expliquer certaines faiblesses de la participation publique d’un point de vue communicationnel, point de vue plus rarement abordé lorsqu’il est question d’acceptabilité sociale. Nous nous intéresserons plus particulièrement à l’apparente communication déficiente dans l’espace public entre certains acteurs (qu’ils soient experts ou profanes) dans la participation publique, et ce, dans un contexte de développement de grands projets au Québec. 

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