XVe Colloque (2018)

Pavillon Cœur des sciences
La Chaufferie
175, avenue du Président-Kennedy, Montréal (Québec) H2X 0A3
Métro Place des Arts

Thématique

Présenté par l’Association des étudiant.e.s à la maîtrise et au doctorat en communication de l’UQAM, le XVIe Colloque interuniversitaire en communication poursuit la tradition cette année encore, en se voulant un lieu de rencontres intellectuelles entre professeur.e.s et étudiant.e.s, entre chercheur.e.s et créateur.trice.s de l’UQAM et des autres universités québécoises. L’édition 2018 se tiendra les 26 et 27 avril prochains à la Chaufferie du cœur des sciences de l’UQAM et aura pour thème : « La communication dans tous ses états! ».

Ce titre évoque un foisonnement d’approches, de perspectives, mais aussi d’analyses. L’expression peut notamment renvoyer à la difficulté qu’a la communication de se stabiliser en tant que discipline, ou encore à sa propension à faire justement éclater les modèles dominants de l’establishment académique. La communication n’est-elle pas tout à la fois stratégique et intercompréhensive, reproductrice des normes et créatrice de nouvelles manières d’être et de penser? Micro et macro, étatique et anarchique, nationale et internationale, interpersonnelle et interculturelle, la communication est dans tous ses états!
Nous invitons les conférencier.ère.s à réfléchir à cette thématique, à travers les oppositions et les différences qui animent les recherches en communication. Alors qu’on serait séduit à l’idée de dépasser ces oppositions, nous proposons ici de nous interroger sur la coexistence de ces multiples états de la communication. Que ce soit en recherche-action, recherche-intervention, recherche-création et recherche générale, c’est donc dans l’optique d’une réflexion collective que nous vous invitons à participer à cet événement.

Le colloque interuniversitaire en communication de l’AéMDC a une vocation formatrice. Nous invitons tous.tes les étudiant.e.s souhaitant se prêter au jeu à nous faire part de leur proposition. Il s’agit d’offrir une expérience de communication scientifique dans un cadre accueillant et collégial. Toutes les propositions seront évaluées par un comité scientifique constitué de deux professeurs et d’un doctorant.

Équipe du colloque 2019

Comité d’organisation

Lilian Escomel, co-organisateur / Coordination général

Julien Labelle, co-organisateur / Responsable finances
Hugo Engel, Responsable des bénévoles

Mathieu Lussier, Responsable logistique

Mathilde Savoie, Responsable du comité scientifique

Émilie Paquin, Co-responsable aux commandites

Samuel Cossette, Co-responsable aux commandites

Geoffroy Ingret, Responsable aux communications

Anne-Catherine Caron, Co-responsable tables rondes

Powen-Alexandre Morin, Co-responsable tables rondes

Comité scientifique

Bachir Sirois-Moumni, doctorat en communication / chargé de cours / Coordonnateur du Laboratoire d’action culturelle, UQAM

Simon Claus, doctorat en communication / chargé de cours, UQAM

Myriam Lavoie-Moore, doctorat en communication / chargée de cours, UQAM

Sophie Del Fa, doctorat en communication / chargée de cours, UQAM

Visuel

Andréanne Morissette

Partenaires

Merci à nos donateurs, partenaires et commanditaires

Faculté de communication, UQAM
Programme de la maîtrise en communication, UQAM
Programme de doctorat en communication, UQAM
École des médias, UQAM
Département de communication sociale et publique, UQAM
Services à la vie étudiante, UQAM

Association facultaire étudiante de langues et de communication – UQAM (AFELC)
Alliance pour la santé étudiante au Québec (ASEQ)

Ras-le-bol – UQAM
Café Sain Fractal – UQAM

Bonbon Squish
La récréation : café culturel et ludique
Brasserie Molson
Brasseurs du Monde

Programmation

Colloque (Dé)limiter la communication
UQAM – pavillon PK, local 1150 et local 1140
201 Avenue du Président-Kennedy (station Place-des-Arts)
Entrée libre (sans inscription)

Jeudi 26 avril

9h00 : Accueil 
9h30 : Ouverture du colloque
Mots de Lilian Escomel, coordonateur général du colloque.
Allocution de Margot Ricard, responsable du programme à la maîtrise en communication.
9H45 : PANEL 1 | PENSER L’ÉCOLOGIE ET LE DÉVELOPPEMENT

11h00 : Pause

11H15 : PANEL 2 |  ENJEUX CONTEMPORAINS DES MÉDIAS SOCIAUX

12h30 : Dîner

13H45 : PANEL 3 | VOIX, GESTES ET ENJEUX ORGANISATIONNELS DE LA COMMUNICATION

15h00 : Pause

15H15 : PANEL 4 | NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

16h10 : Pause
18h00 : Fermeture du jour 1 | 6@8

Vendredi 27 avril

9h30 : Accueil ​
10H15 : PANEL 5 | CULTURES POPULAIRES ET INDUSTRIES CULTURELLES
11h30 : ACTIVITÉ PERFORMATIVE 
11h45: Dîner + Suite de l’activité performative

13H00 : PANEL 6 | DIPLOMATIE, REPRÉSENTATIONS, DISCOURS ET ACTEURS POLITIQUES
13H00 (SH-3420 PAV. SHERBROOKE) : PANEL 7 | USAGES, MODÈLES ET PERFORMANCE : LE JEU VIDÉO DANS TOUS SES ÉTATS

14h30 : Pause

14H45 : PANEL 8 | RÉFLEXIVITÉ, ÉTHIQUE ET IDENTITÉS

16h15 : Pause

18h00 : Mot de fermeture et 6@8 (Cocktail dînatoire)

Tables rondes

TABLE RONDE — 1
Jeudi 26 avril 2018 à 16h30
La Chaufferie (Cœur des sciences de l’UQAM)

LA POLITIQUE SPECTACLE

Considérant le cynisme qui entoure aujourd’hui la vie politique, considérant la perte de confiance de la population envers leurs élus ainsi que le désir de plusieurs partis politiques de réformer le mode de scrutin, il semblerait que la vitalité de la démocratie reposerait maintenant en grande partie sur la participation citoyenne. En effet, de multiples consultations publiques ont été proposées à la société civile afin de favoriser la prise de parole des citoyens et citoyennes. Malgré tout, plusieurs se demandent si les consultations publiques ne sont pas une instrumentalisation de l’action publique.

Avec

  • Jonathan Marleau, ancien président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec et candidat dans la circonscription de Gouin

    En voie d’obtention d’un baccalauréat en sciences sociales à l’Université d’Ottawa, Jonathan Marleau s’intéresse aux domaines des affaires publiques et du développement international. Il a d’ailleurs activement participé à la mise en valeur de l’implication des jeunes, et ce, dans diverses organisations lors de son parcours étudiant et professionnel.

    Jonathan était à la tête de l’aile jeunesse la plus influente en Amérique du Nord. Sous sa présidence, la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec a pris position sur des enjeux tels que l’économie collaborative et le racisme systémique qui ont amené des débats dans la société québécoise. De plus, il a porté les couleurs du PLQ lors de l’élection partielle de Gouin en 2017.

    Fort de son leadership et de ses connaissances en communication, il a été un acteur de débats de société marquants tout en étant également actif au niveau des communications sur le terrain. Son implication fut d’ailleurs reconnue par la Ligue des Noirs du Québec qui lui a décerné le prix Mathieu Da Costa. 
  • Benoit Langevin, conseiller de ville dans le district Bois-de-Liesse et Porte-parole de la jeunesse et de l’itinérance à Ensemble Montréal

    Benoit Langevin, conseiller de ville dans le district Bois-de-Liesse et porte-parole de la jeunesse et de l’itinérance à Ensemble Montréal, sera votre conférencier le 26 avril au 16e colloque interuniversitaire en communication à l’UQAM Benoit a etudié en conception électronique, il obtenu un DEC en sciences humaines, un BAC en animation et recherche culturelle, un DESS en administration sociale et compte plusieurs années d’expérience en intervention et en gestion des affaires sociales dans le milieu communautaire et scolaire au sein de plusieurs organismes.

    Il a cofondé Action jeunesse de l’Ouest-de-l’Île en 2007, et il a réussi à en faire un des plus gros organismes jeunesse du Québec. Il est pionner dans la mise en place du travail de rue dans l’Ouest-de-l’île de Montréal. Il a également copresidé la Table de concertation enfance-famille-jeunesse de l’Ouest-de-l’île. Benoit décide en 2017 de faire le saut dans l’arène politique afin de poursuivre sa mission : démocratiser la lutte à l’itinérance cachée à Montréal. Aujourd’hui, il est critique des politiques municipales montréalaises au sein de l’opposition officielle et compte sur son dynamisme contagieux et sa capacité à rallier les gens derrière une cause pour faire progresser la situation des jeunes et des populations marginalisées. Récipiendaire du prix Citoyen VIVAMTL en 2016, du prix du maire en démocratie en 2015, du prix de la relève de Centraide du grand Montréal 2012.

    Benoit Langevin propose une vision d’inclusion pour Montréal. Il s’intéresse notamment aux questions liées à la jeunesse, aux familles, à l’itinérance, à l’économie, l’environnement et le transport. Il se préoccupe des inégalités des ressources entre les quartiers de Montréal dans ces domaines. Expert en développement social, il soutient plusieurs causes afin d’améliorer la qualité de vie des Montréalais.
  • Soraya Martinez, conseillère principale de la Ministre du Patrimoine Canadien

    Soraya Martinez possède une solide expérience en direction, communication et développement de projets. Depuis 2015, elle est la conseillère principale de la Ministre du Patrimoine au sein du gouvernement Trudeau, et travaille notamment sur les politiques publiques de Canada créatif, la stratégie internationale, et les programmes d’exportation des industries créatives.
     
    Active en politique depuis plus de 10 ans, elle a dirigé plusieurs compagnes électorales municipales ainsi que celle de Mélanie Joly dans Ahuntsic en 2015. Elle a occupé le poste de chef de cabinet pour Louise Harel, chef de l’opposition officielle de la Ville de Montréal, où elle a dirigé une équipe de vingt élus et plusieurs bénévoles.
     
    Élue en 2005 comme conseillère de ville pour le district de Saint-Michel et elle est nommée par le Maire de Montréal conseillère associée à la Culture, Patrimoine et au Centre-ville au sein du comité exécutif de la ville. Soraya a mis sur pieds la toute première programmation de la TOHU, planifié des grands événements et assuré la négociation d’ententes gouvernementales, à titre de responsable de la programmation culturelle, environnementale et communautaire. Directrice de tournée pour Le Corps Indice, elle a planifié des tournées internationales et a assumé le développement de marché pour l’Europe et l’Amérique Latine.

Modération : Powen-Alexandre Morin et Anne-Catherine Caron


TABLE RONDE — 2
Le vendredi 27 avril 2018 à 16h30
La Chaufferie (Cœur des sciences de l’UQAM)

LE CHERCHEUR IMPOSTEUR ?

La science pouvant être perçue comme institution sociale de la production de connaissances rationnelles et comme reflet de cultures et société locales contient son lot de difficultés éthiques. Une panoplie d’enjeux et de défis vient contrôler la possibilité d’une recherche collaborative avec une communauté étudiée. Cette problématique amène son lot de questions : la recherche peut-elle servir d’outil d’émancipation pour ces populations, ou même d’outil de réappropriation culturelle? Toutefois, la distanciation entre ces deux ensembles laisse-t-elle place à une appropriation culturelle lors de la phase exploratoire sur le terrain?

Devant l’ampleur d’une étude, il peut sembler ardu pour un chercheur de contrer l’entreprise de la normalisation et la moralisation des discours ou des pratiques étudiés. La collecte de données met en place une transmission de normes et de valeurs à travers un système de recherche critique, demandant au chercheur de faire face à de multiples processus d’appropriations ou de possibilités divergentes d’interprétation. Afin de limiter l’instrumentalisation des données subséquemment à leur publication; faut-il ajuster les méthodes de recherche pour une plus grande sensibilité culturelle? Quelles méthodes permettent une transparence et une collecte de données limitant une projection d’interprétations (par exemple : dessin-entretien) ?

Cette table ronde vise donc à créer un lieu d’échanges et de discussion sur les enjeux reliés à l’avenir de la recherche et des responsabilités éthiques du chercheur. Appropriation culturelle, post-colonialisme et autres thématiques d’actualités seront abordées, afin de nous aider à comprendre la place du chercheur au 2e et 3e cycle.

Avec

  • Tatiana Garakani, professeure ENAP
    Détentrice d’un doctorat en éducation internationale et comparée de l’université Columbia à New York, Mme Garakani est professeure à l’ENAP depuis mai 2010.  Elle a plus de 24 ans d’expérience dans les secteurs publics et privés, et dans les contextes humanitaires. Elle se spécialise en éducation, gestion de crise et projets complexes, gestion d’information et de connaissance, les droits de la personne et l’approche capacité, les mouvements sociaux, et l’intersectionalité.  Elle a travaillé dans 25 pays et elle a dirigé des projets de recherches et des évaluations de besoin au Libéria, Sierra Leone, Ouganda, l’Union des Comores, Pakistan, Afghanistan, Iran, Jordanie, Cambodge, ainsi qu’au Nunavik. Elle est membre experte de l’équipe de la coordination et l’évaluation en situation d’urgence des Nations Unies (UNDAC).  Elle participe aux activités de coordinations et d’évaluation dans les urgences, et anime régulièrement des séances de formation et de perfectionnement pour les équipes humanitaires internationales.
  • Isabelle Mahy, professeure UQAM
    Professeure au département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal, Isabelle Mahy s’intéresse au phénomène du changement à partir de la complexité, de l’émergence, de la présence et de la relation via la recherche-action / création. Ses travaux portent sur les pratiques collaboratives et créatives d’innovation sociale ainsi que le développement organisationnel dialogique. Elle explore l’innovation issue de la pratique qui mobilise la création artistique comme forme d’organisation. Elle est aussi une praticienne chevronnée qui accompagne et conseille différentes organisations en matière de transformation organisationnelle et d’innovation. Elle a oeuvré sur le terrain, en organisation, pendant plus de 25 ans, dans des fonctions de conseil, de direction, d’accompagnement et d’intervention. Elle est l’auteur de «Théorie U, Changement émergent et innovation, modèles, applications et critique» (2012) et «Les coulisses de l’innovation, la création et la gestion au Cirque du Soleil» (2008).
  • Dorothy Alexandre, présidente conseil des montréalaises
    Engagée socialement depuis 15 ans, Dorothy Alexandre utilise sa plume et sa voix afin de créer des ponts entre des personnes de divers horizons. Entrepreneure en communication, elle anime des événements et modère des panels de discussions portant sur les femmes, la jeunesse, l’entrepreneuriat, les médias, l’engagement citoyen et la diversité. En plus de produire du contenu numérique engagé, elle s’investit actuellement dans le développement de plusieurs projets à caractère social axés sur les femmes et la jeunesse. De 2009 à 2016, Dorothy Alexandre a œuvré comme journaliste, rédactrice web et recherchiste au sein du Groupe TVA. Reconnue pour sa rigueur et la profondeur de ses entrevues, elle a animé et coproduit l’émission de radio En musique et en mots pendant quatre ans. Elle donne notamment des conférences sur la motivation, la communication et les choix de carrière dans des écoles et offre du mentorat auprès de jeunes femmes afin de prôner la résilience, la persévérance et le dépassement de soi. L’implication sociale active de cette bachelière en sciences de l’exercice lui a valu plusieurs distinctions, dont celle de « Modèle dans notre société », décernée lors du Black Canadian Awards à Toronto (2014).

    Modération : Powen-Alexandre Morin et Anne-Catherine Caron