XVIe Colloque (2019)

Thématique

Montréal, 5 février 2019 — Le XVIIe Colloque interuniversitaire en communication renouvelle la tradition et se veut, cette année encore, un lieu de rencontres intellectuelles entre étudiant.e.s, chercheur.e.s et professeur.e.s de l’UQAM et des autres universités du Québec. Présentée par l’Association des étudiant.e.s à la maîtrise et au doctorat en communication (AéMDC), l’édition 2019 du colloque se tiendra les 25 et 26 avril prochains à l’UQAM et aura pour thème : « (Dé)limiter la communication ».

Comment penser la communication? Certains la considèrent et la restreignent à ses débouchées pratiques : journalisme, politique, gestion de communauté, ressources humaines, marketing, etc. D’autres mettent en question l’étendue du savoir communicationnel : discipline ou champs de recherche, interdisciplinarité, multidisciplinarité, transdisciplinarité, etc. Situer la communication (ses fondements épistémologiques ou son application concrète, ses limites ou son ubiquité) s’avère un travail qui polarise depuis toujours le monde académique. Dans cette perspective, plusieurs interrogations et constats émergent lorsqu’il s’agit de penser la communication, donnant lieu à un foisonnement d’approches, de méthodologies et d’objets de recherche. Les recherches en communication sont portées par ce mouvement et les chercheur.e.s doivent tenir compte de cette réalité.

C’est pourquoi le thème du XVIIe colloque interuniversitaire tente de réunir les différentes approches développées en communication, en passant par l’École des médias autant que par le département de Communication sociale et publique. Plus encore, un choix de thème accrocheur et souple a pour objectif d’encourager autant les étudiant.e.s de l’UQAM que celles et ceux d’autres universités à répondre à l’appel à communications, permettant ainsi une plus grande diversité d’invités. De même, les étudiant.e.s proposant des projets de recherche-création-action-intervention sont tout autant encouragé.e.s à participer. Le colloque interuniversitaire en communication de l’AéMDC a une vocation formatrice. Puisqu’il s’agit d’une première expérience de participation à une rencontre scientifique pour plusieurs, le colloque se veut une opportunité d’apprentissage (bien communiquer, répondre aux questions, respect du temps, etc.) et de partage devant un public composé majoritairement de pairs.

Équipe du colloque 2019

Comité d’organisation

Coordination générale

Anne-Catherine Caron
Camille Nicol 

Comité scientifique et programmation

​Patrick Deslauriers
Mathilde Savoie

Communications

​Marguerite Coulon Decroix
Hélène Legault

Logistique

Geoffrey Santacreu

Conception et animation des tables rondes

Saphia Arhzaf
Powen-Alexandre Morin ​

Coordination des bénévoles

Leïla Haddad
Laurent Jacob

Comité scientifique

Caroline Bouchard,
Professeure, Département des sciences sociales, UQAM

Julien Hocine,
Étudiant au doctorat en communication, UQAM

Cynthia Noury,
Étudiante au doctorat en communication, UQAM

Gabrielle Trépanier-Jobin,
Professeure, École des médias, UQAM

Visuel

Anne-Laure Jean / La Dactylographique

Merci à nos commanditaires!

Programmation

Colloque (Dé)limiter la communication
UQAM – pavillon PK, local 1150 et local 1140
201 Avenue du Président-Kennedy (station Place-des-Arts)
Entrée libre (sans inscription)

Jeudi 25 avril

8h30 : Accueil
9h00 : Ouverture du colloque
Mots de Anne-Catherine Caron et Camille Nicol, coordonnatrices du colloque.
Allocution de Louis-Claude Paquin, directeur du programme de doctorat en communication.
9H30 : PANEL 1 |  APPROCHES FÉMINISTES ET QUEER

10h45 : Pause

11H00 : PANEL 2 | MILITANTISME ET MÉDIACTIVISME

12h30 : Dîner

13H30 : PANEL 3 | CULTURES WEB ET COMMUNAUTÉS EN LIGNE
13H30 : PANEL 4 | RHÉTORIQUE, DISCOURS ET POUVOIR

15h00 : Pause

15H15  : PANEL 5 | VILLE ET ESPACE
15H15 : PANEL 6 | COMMUNICATION INTERNATIONALE

16h30 : Pause

18h30 : Fermeture du jour 1
18h30 : Cocktail en hommage
aux 50 ans de l’UQAM

Vendredi 26 avril

9h00 : Accueil ​
9H30 : PANEL 7 | DÉMOCRATIE, PARTICIPATION ET INCLUSION

10h45 : Pause

11H00 : PANEL 8 | QUESTIONNER L’ÉPISTÉMOLOGIE ET LA RECHERCHE ACADÉMIQUE EN COMMUNICATION

12h30 : Dîner

13H30 : PANEL 9 | CONTEXTUALISATION ET PRODUCTION DE SENS DANS LES INDUSTRIES CULTURELLES
13H30 : PANEL 10 | DONNÉES MASSIVES ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE15h00 :Pause
15H15 PANEL 11 | RÉCEPTION, CORPS ET ÉMOTION

16h45 : Pause
18h30  : Mot de fermeture
et 6@8 (Cocktail dînatoire)

Tables rondes

TABLE RONDE — 1
Jeudi 25 avril 2019 à 16h45
Pavillon PK – 201 avenue du Président-Kennedy Local 1140

PUBLIER OU NE PAS EXISTER

  • Éric George, professeur et chercheur, École des médias, Faculté de communication de l’UQAM
  • Yves Gingras, professeur et chercheur, Département d’histoire de l’UQAM
  • Gwendal Henry, chargé de communication chez Érudit
  • Cynthia Lisée, bibliothécaire des Sciences de l’Éducation, UQAM

Modération : Powen-Alexandre Morin,  doctorat en communication, UQAM

Aujourd’hui, il semble que les chercheur.e.s soient de plus en plus confronté.e.s au dilemme de Publier ou ne pas exister (publish or parish). Cette expression teintée d’ironie vise à dénoncer la pression exercée sur les chercheur.e.s qui doivent contribuer à l’avancement des connaissances par la production d’articles scientifiques. En effet, la répartition des ressources tels que le financement de la recherche et l’attribution de budget ainsi que l’avancement d’une carrière académique se fait de plus en plus selon la quantité de publications. On tend de plus en plus à évaluer le rendement selon le nombre d’articles scientifiques que produit une personne. Cette exigence a un effet non-négligeable sur les universitaires qu’ils soient enseignant.e.s ou étudiant.e.s. Plusieurs parlent de compétition malsaine, d’anxiété de performance, et d’une baisse de la qualité des articles, etc.

Faut-il absolument publier pour exister comme chercheur.e universitaire ? Est-ce que cette philosophie porte atteinte à la mission des universités ? Comment réduire la pression exercée dans le monde académique ? Est-ce que l’accès universel (open acces) serait la solution au problème ? Est-ce que cette prolifération de textes scientifiques contribue vraiment à l’avancement du savoir en sciences humaines et sociales ? Voilà les questions qui nourriront la discussion.

TABLE RONDE — 2
Le vendredi 26 avril 2019 à 17h00
Lieu : Pavillon PK – 201 avenue du Président-Kennedy Local 1140

(DÉ)LIMITER L’ENVIRONNEMENT, ENTRE COMMUNICATION ET ACTION

  • Anne-Marie Asselin, directrice et fondatrice d’Organisation bleue
  • Nellie Brière, responsable des communications pour Le Pacte
  • Alice Friser, chercheuse et chargée de cours, Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’UQAM
  • Vincent Marissal, député de Québec Solidaire
  • Melissa Mollen Dupuis, membre de Idle No More et collaboratrice à la Fondation David Suzuki.
  • André-Yanne Parent, directrice de Climate Reality Change.

Modération : Saphia Arhzaf,  maitrise en communication, UQAM

Les lanceuses et lanceurs d’alerte en question environnementale sont actives et actifs depuis la fin des années soixante-dix. Le premier Sommet pour la Terre s’est déroulé en 1992 à Rio de Janeiro et les 152 États présents ont ratifié La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a été mise en application en 1994. Durant la COP3 à Kyoto, un protocole fut ratifié par quatre-vingt-quatre pays, qui devait entrer en vigueur dès 2005. Depuis, la mondialisation, l’intensification du commerce international et de la consommation de masse, pas une année ne passe sans que des scientifiques ne préviennent la communauté internationale d’une urgence d’action en question d’environnement. Depuis 2017, Greta Thunberg fait vibrer les réseaux sociaux par ses discours éclairés et son très jeune militantisme. Ses actions trouvent échos et les jeunes du monde entier se mobilisent. Au Québec, les mouvements actuels tel que Le Pacte, L’environnement s’invite au Parlement, Marche pour le Climat et les marches du vendredi pour l’environnement, démontrent que la société civile se soucie des questions climatiques.

Comment concilier agenda politique et environnement ? Quand et comment passerons-nous à l’action ? Est-ce que les questions environnementales doivent être envisagées seulement par l’action citoyenne ? Comment nouer communication, politique et action ? Action(s) citoyenne(s), action(s) municipale(s) et action(s) gouvernementale(s), quelle(s) convergence(s) ? Cette table ronde vise donc à créer un lieu d’échange et de discussion sur les (dé)limitations entre communication et action au sujet des questions environnementales.